Etymologie du nom Elle est assez
vague. Beaucoup d'hypothèses sont avancées, dans de vieux documents
latins Le Teil est désigné sous le nom de Tilia ou Tilio.
Les premiers seigneurs du Teil ont été les évêques de Viviers durant plusieurs siècles jusqu'en 1298. Ils résidaient à Mélas (d'où l'origine du nom du quartier Lévèque) mais à la suite de problèmes financiers ils vendent le château et les terres à Guillaume de Donzère qui les cède ensuite à Giraud d'Adhémar seigneur de Monteil. Les principales familles La famille de Monteil Cette famille possède le titre de seigneur et chevalier de Tilia (Le Teil ) dès 1200. La famille de Jovyac Elle a été la
dernière à posséder la seigneurie du Teil. Le Teil était
une commune principalement agricole : depuis l'Antiquté la culture
principale est celle de la vigne et l'excédent était vendu aux régions
avoisinantes. Le Château Du château il
ne reste pratiquement rien. L'Hopital Le Teil, comme
tous les bourgs du rivage rhodanien eut son hôpital. Au Teil il fut
édifié au pied de la montagne du château, sur les bords du Rhône, qui
était alors plus proche de la montagne. L'église de Mélas Elle est sans
conteste la plus ancienne église du Teil. Joyau de l'art roman, il est
difficile pour le visiteur occasionnel de se faire une idée sur
l'ancienneté des différentes parties de l'église. Le dépôt de la rotonde En 1872 la
compagnie des Chemins de Fer PLM tente d'établir des stations au Teil ;
une de voyageurs et une de marchandises. L'importance de ce dépôt
s'accroit dès le début du XXème siècle et la rotonde peut accueillir
jusqu'à 56 machines. Les voies de communications A l'époque
préhistorique il n'y avait que des chemins ou drailles (drayes). Le Rhône Il servait à transporter les denrées non périssables car les délais d'acheminement étaient très longs. AnecdotesAccidents et incidents ferroviaires Peu après l'ouverture au trafic des lignes de chemin de fer en 1876, deux déraillements successifs se produisirent aux environs immédiats du Teil. Le premier, entre Cruas et le Teil, il ne fit aucune victime, le second eut lieu le 8 juin 1876, dans la descente des combes, trois semaines après l'inauguration de celle-ci, sur les 11 agents, 7 furent tués, et 2 blessés grièvement. Coutumes et usages locaux oubliés - Les
conscrits : Au Teil le plus grand portait le drapeau et
le plus petit une bouteille de six litres de vin, le carafet. Les
conscrits de Viviers se tenaient à la sortie nord de leur ville, afin
d'obliger les conscrits Teillois à passer sous leur drapeau, les
Teillois ne voulaient pas s'abaisser, ayant l'avantage du nombre le
Teil l'emportait en général. Toutes les entreprises du Teil et de
Viviers employant du personnel féminin recevaient la visite des
conscrits. Si les patrons n'étaient pas coopératifs, cela tournait à
l'émeute. Spécialités Jusqu'à la fin
du XIXème siècle et au début du XXème siècle, le Teil avait une
spécialité très prisée. Un petit gâteau que l'on appelait la "trène"
ou "coque du Teil" : biscuit de forme allongée,
qui ne dépasse jamais un sou, cette patisserie ne se vendait qu'à la
pièce. On pense que c'était des petites brioches cuîtes au four qui se
consommaient fraîches. Tous les samedis, les pâtissiers du Teil en
envoyaient des "cargaisons à Privas" Le Général Breloque : Honoré Auguste Massol était un fervent républicain et joua un rôle de premier plan dans sa bonne ville du Teil pendant l'époque révolutionnaire. Engagé dans l'armée, il fut promu au grade d'adjudant général d'où son surnom de général. Général Breloque car la chaîne de sa montre était surchargée de tout un attirail de médailles et autres pendentifs. Il fut membre du Conseil de Guerre à Lyon. Le peintre Xavier Mallet : Né au Teil le 21 janvier 1827, il partit pour Paris en 1857 où il fut l'élève de Courbet. Mazon disait de lui "Mallet est surtout un peintre à idées philosophiques et sociales." Les frères Allignol : Nés à la Rouvière, ils devinrent tous deux curés. Ils publièrent en 1839 un ouvrage qui fit grand bruit en France, et provoqua d'importants remous dans la hiérarchie catholique. L'abbé Vital Augustin, le cadet fut reçu au vatican en 1840. Dans cet ouvrage, ils s'élevaient contre la toute puissance des évêques et autres princes de l'Eglise. |