LE TEIL

Population : 8500 habitants
Situation : à l'ouest de Montélimar
Marché : le jeudi matin
Mairie : 04.75.49.63.20
Ouverture de 8h à 12h et de 13h30 à 17h du lundi au vendredi

Site : www.mairie-le-teil.fr


Etymologie du nom

Elle est assez vague. Beaucoup d'hypothèses sont avancées, dans de vieux documents latins Le Teil est désigné sous le nom de Tilia ou Tilio.
En occitan le tilleul se dit "LO TELH" et le nom du Teil pourrait venir du fait qu'on y teillait beaucoup le chanvre c'est-à-dire qu'on le débarrassait de son bois et ceci peut être justifierait la présence du tilleul dans les armoiries du Teil.

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Des origines à la Révolution

Les premiers seigneurs du Teil ont été les évêques de Viviers durant plusieurs siècles jusqu'en 1298. Ils résidaient à Mélas (d'où l'origine du nom du quartier Lévèque) mais à la suite de problèmes financiers ils vendent le château et les terres à Guillaume de Donzère qui les cède ensuite à Giraud d'Adhémar seigneur de Monteil.

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Les principales familles

La famille de Monteil

Cette famille possède le titre de seigneur et chevalier de Tilia (Le Teil ) dès 1200.

La famille de Jovyac

Elle a été la dernière à posséder la seigneurie du Teil.
Les premiers seigneurs de Joviac sont arrivés dans la région vers 1551 et firent construire le château.
Avec la famille de Jovyac l'activité commerçante du Teil se développa.

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La vie économique à l'époque

Le Teil était une commune principalement agricole : depuis l'Antiquté la culture principale est celle de la vigne et l'excédent était vendu aux régions avoisinantes.
Plus tard on cultiva le chanvre qui permettait de fabriquer des vêtements. Pour cela on le teillait d'où peut être le nom du Teil.
Enfin on cultive les céréales, blé, orge, ...

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Le patrimoine

Le Château

Du château il ne reste pratiquement rien.
Il fut fortifié au XIV siècle et on sait que le pigeonnier fut construit par la famille de Jovyac.

L'Hopital

Le Teil, comme tous les bourgs du rivage rhodanien eut son hôpital. Au Teil il fut édifié au pied de la montagne du château, sur les bords du Rhône, qui était alors plus proche de la montagne.
L'hôpital fut abandonné dans les années 1700, d'après le marquis de Jovyac : "comme il n'avait pas de revenus, comme d'ailleurs c'était un refuge pour les mauvais garnements plus qu'une maison pour les pauvres, il avait été abandonné".
Le batiment existe toujours, il est situé dans l'impasse Danton, au lieu où celle-ci rejoint la rue Kléber, à droite en venant de la place de la République.

L'église de Mélas

Elle est sans conteste la plus ancienne église du Teil. Joyau de l'art roman, il est difficile pour le visiteur occasionnel de se faire une idée sur l'ancienneté des différentes parties de l'église.
- Le baptistère : est antérieur au XIème siècle d'après J. Banchereau, secrétaire général des congrés archéologiques de France, et antérieur au IXème siècle d'après Sautel, directeur de la 13e circonscription archéologique.
- le bas côté nord : XIème siècle
- la nef : XIIème siècle
- le bas côté sud : XIXème siècle
A l'origine la porte d'entrée se situait dans le mur sud de la première travée, et l'on y accédait par plusieurs marches d'escaliers.

Le dépôt de la rotonde

En 1872 la compagnie des Chemins de Fer PLM tente d'établir des stations au Teil ; une de voyageurs et une de marchandises. L'importance de ce dépôt s'accroit dès le début du XXème siècle et la rotonde peut accueillir jusqu'à 56 machines.
De nos jours une partie de la rotonde est démolie. De plus la ligne de voyageurs est supprimée à partir de 1969.

Les voies de communications

A l'époque préhistorique il n'y avait que des chemins ou drailles (drayes).
Puis vinrent les Helviens qui créèrent des voies de pénétration à vocation militaire. Trois voies se rejoignent au carrefour de Mélas :
- La voie d'Antonin le Pieux passerait par la placette et longerait l'actuelle rue Kléber et se dirigerait vers le plateau,
- La voie de Valérien,
- La voie de Maximilien L'Hercule.
Enfin la voie de l'Escoutay qui était un raccourci entre Viviers et Alba.

Le Rhône

Il servait à transporter les denrées non périssables car les délais d'acheminement étaient très longs.

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Anecdotes

Accidents et incidents ferroviaires

Peu après l'ouverture au trafic des lignes de chemin de fer en 1876, deux déraillements successifs se produisirent aux environs immédiats du Teil. Le premier, entre Cruas et le Teil, il ne fit aucune victime, le second eut lieu le 8 juin 1876, dans la descente des combes, trois semaines après l'inauguration de celle-ci, sur les 11 agents, 7 furent tués, et 2 blessés grièvement.

Coutumes et usages locaux oubliés

- Les conscrits : Au Teil le plus grand portait le drapeau et le plus petit une bouteille de six litres de vin, le carafet. Les conscrits de Viviers se tenaient à la sortie nord de leur ville, afin d'obliger les conscrits Teillois à passer sous leur drapeau, les Teillois ne voulaient pas s'abaisser, ayant l'avantage du nombre le Teil l'emportait en général. Toutes les entreprises du Teil et de Viviers employant du personnel féminin recevaient la visite des conscrits. Si les patrons n'étaient pas coopératifs, cela tournait à l'émeute.
- L'épyphanie : Après 1920, au Teil, pour la fête des rois on mangeait la pogne, alors que la jeunesse catholique de Mélas offrait le gâteau des rois à leur famille et à leurs amis.
- Saint-Vincent : Jusqu'en 1939, on célébrait la fête des vignerons. Les vignerons entraient dans l'église avec musique et drapeaux. Après l'office, ils se rendaient au-devant de leurs confrères de Frayol, la Violette et Mélas. Ils portaient des bannières et tiraient un char, le char de l'Agriculture, décoré par les dames de La Violette et béni devant l'église. La rencontre avait lieu à la Croix-Rouge. Après un défilé à travers les rues de la cité, un apéritif était servi. Les groupes se séparaient pour le banquet.
- Saint-Nicolas : patron des mariniers du Rhône, à été célébré jusqu'aux alentours de 1847, date de la fin du halage des barques sur le fleuve. Au Teil, cette fête donnait lieu à de grandes réjouissances. Pour le "Reveil de ST Nicolas", la veille, on parcourait les rues de la ville en battant le tambour pour rassembler les mariniers. Un patron de la fête était élu par l'assemblée. Les mariniers visitaient les patrons de bateaux, et les commerces de la ville en chantant. Certain jour une représentation du halage était donnée dans les rues de Montélimar, en accord avec le patron d'un équipage au repos au port du Teil.

Spécialités

Jusqu'à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, le Teil avait une spécialité très prisée. Un petit gâteau que l'on appelait la "trène" ou "coque du Teil" : biscuit de forme allongée, qui ne dépasse jamais un sou, cette patisserie ne se vendait qu'à la pièce. On pense que c'était des petites brioches cuîtes au four qui se consommaient fraîches. Tous les samedis, les pâtissiers du Teil en envoyaient des "cargaisons à Privas"
"Le pomme-pâte", c'est une belle pomme, ou un coing, entouré de pâte à pain, que l'on faisait confectionner et cuire par le boulanger du quartier, en lui fournissant les fruits.

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Personnages célèbres

Le Général Breloque :

Honoré Auguste Massol était un fervent républicain et joua un rôle de premier plan dans sa bonne ville du Teil pendant l'époque révolutionnaire. Engagé dans l'armée, il fut promu au grade d'adjudant général d'où son surnom de général. Général Breloque car la chaîne de sa montre était surchargée de tout un attirail de médailles et autres pendentifs. Il fut membre du Conseil de Guerre à Lyon.

Le peintre Xavier Mallet :

Né au Teil le 21 janvier 1827, il partit pour Paris en 1857 où il fut l'élève de Courbet. Mazon disait de lui "Mallet est surtout un peintre à idées philosophiques et sociales."

Les frères Allignol :

Nés à la Rouvière, ils devinrent tous deux curés. Ils publièrent en 1839 un ouvrage qui fit grand bruit en France, et provoqua d'importants remous dans la hiérarchie catholique. L'abbé Vital Augustin, le cadet fut reçu au vatican en 1840. Dans cet ouvrage, ils s'élevaient contre la toute puissance des évêques et autres princes de l'Eglise.

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